Publié par : ccfdallaos | 1 mai 2014

Long Lan, le village école.

Situé à 35 minutes de Luang Prabang, au pied d’une montagne sacrée, le village de Long Lan regroupe 66 familles Hmong. L’accès se fait par une piste caillouteuse aux dénivelées parfois angoissant. Le long de la route la forêt primaire est en train de disparaitre au profit de grandes plantations de teck et d’hévéa destinées à l’exportation. Une progression de la monoculture qui pour l’instant épargne le paisible village de Long Lan.

IMG_0604La journée les maisons en bambou abritent essentiellement de très jeunes enfants gardées par leurs grands-parents. Les adultes et les adolescents en âge de travailler sont en revanche plus discrets. Il faut dire qu’ils se lèvent très tôt pour aller travailler leurs terres. Une mission difficile (les parcelles pouvant parfois se trouver à plus de 3h de marche) qui génère la très grande majorité des revenus.

Une transition en douceur

Aujourd’hui cet argent provient essentiellement des légumes et de l’élevage. Il y a 15 ans, les champs étaient pourtant encore consacrés à l’Opium. Mais au cours des années 1990 le gouvernement Laotien lance un vaste plan d’éradication des plantations de drogues. Les villageois doivent alors engager une reconversion en profondeur. Les plans sont arrachés et remplacés par des produits conventionnels. Cette restructuration, acceptée par une très grande majorité des habitants, est alors accompagné par les équipes de Chech Lao. L’association a pour mission d’aider la population à retrouver un équilibre économique tout en respectant la nature et les coutumes locales. Ce travail aboutit en 2005 à la signature d’une sorte de texte de loi à usage local reconnu par le gouverneur du district. On y trouve la localisation des zones sensibles interdites à l’agriculture (notamment la forêt primaire) mais aussi le nom des espèces végétales et animales à protéger. Ce texte permet aussi d’attribuer équitablement des parcelles aux familles de Long Lan et ainsi d’assurer le développement de l’ensemble de la communauté. Cette redistribution des terres s’accompagne également de formations sur les techniques d’éco-agriculture. Elles permettent de développer le savoir-faire des producteurs et ainsi d’améliorer les rendements des parcelles sans utiliser de produits chimiques. Une condition indispensable pour préserver la biodiversité du village et limiter l’expansion des terres agricoles au détriment de la forêt.

DSC_4497En parallèle, la population a bénéficié d’investissement important porté par la communauté internationale. La mise en place de points d’eau au cœur du village a considérablement fait progresser les conditions d’hygiène. Les familles ont aussi aujourd’hui leurs propres toilettes contribuant à la réduction des épidémies.

Une réussite de développement durable.

Aujourd’hui le village de Long Lan sert de modèle pour le reste du pays. En 2013, lors d’un sommet Lao Vietnamien, les ministres de l’agriculture des deux pays ont souligné le caractère exemplaire du projet porté par les habitants et Chesh Lao. Il faut dire que les changements sont spectaculaires. A l’exception de quelques rares plants à usage décoratif le pavot a été remplacé par des cultures vivrières et économiquement rentables. Le niveau de vie a donc fortement progressé et l’équipement des familles s’en ressent. Tche Siyan a 77 ans. Il nous dit être le père d’une « douzaine » d’enfants tous nés à Long Lan. Il s’y est installé en 1975 et à l’époque « je ne pensais pas qu’on pourrait un jour gagner autant d’argent » et de se féliciter « aujourd’hui tous mes petits ont fait ou font des études ». Des propos à relativiser car si le niveau de vie des habitants de Long Lan s’est amélioré il n’atteint pas les salaires offert dans les grandes villes (1000€/an et par foyer à Long Lan contre 1800€/an par ménage pour un cadre moyen) . Nei Ki Li n’a lui que 30 ans mais est déjà le père de 5 enfants de 13 à 1 ans. Il est aussi le chef adjoint du village. Si il ne sait pas exactement combien il gagne chaque année il nous dit être très heureux ici : « je ne veux pas faire comme mes frères et sœurs qui sont en ville. Il y a la pollution et en plus tout coûte très cher. Les maisons, la nourriture et les transports. Alors qu’ici je ne manque de rien et je peux même mettre de l’argent de côté pour payer des études à mes enfants » et de préciser « aujourd’hui tout le village a progressé, d’ailleurs il y a 10 ans personne n’avait de moto… aujourd’hui on en compte une cinquantaine dans le village ».

Cette réussite, accompagnée par Chesh Lao, fait donc référence. Du coup l’association, en lien avec SPERI, y a monté en 2010 une école d’application. Proche de la structure vietnamienne HEPA (Human ecologic practice area), elle accueille les représentants des villages voisins et quelques étudiants spécialistes de l’agro écologie. Un lieu de formation indispensable car le modèle est amené à se multiplier. Déjà cinq autres villages de la région de Louang Prabang souhaitent suivre le même chemin. Le processus est même déjà lancé pour 2 d’entre eux, mais les résultats risquent d’être plus longs à venir. Notamment à cause du caractère multi ethnique de ces communautés. La cohabitation d’ethnies Hmongs et Khmu oblige par exemple la rédaction d’une loi communautaire qui respecte les coutumes de tout le monde alors que celles-ci peuvent parfois se montrer contradictoire.

Les limites du développement.

A première vue le projet de Long Lan est donc une belle réussite. Mais l’amélioration des conditions de vie ne suffit pourtant pas à convaincre les jeunes de rester au village. En effet l’augmentation des moyens financiers des familles s’accompagne logiquement d’un accès plus important à l’éducation. Ainsi de nombreux jeunes suivent aujourd’hui des études supérieures. Mais une fois diplômés ils sont peu nombreux à faire le choix de revenir au village. A terme cette perte des forces vives de la communauté pourrait bien se solder par une disparition des connaissances locales et à terme par une désertification du village de Long Lan. Et si Tche Siyan trouve cela « triste » il reste cependant très philosophe sur la question : « vous savez, aucun de mes 12 enfants n’est resté à Long Lan. Mais c’est normal ils ont fait des études pour avoir de meilleurs emplois. Même si les conditions se sont améliorées la vie est dure ici. Moi je suis très attaché à ma terre mais s’ils peuvent vivre mieux c’est une bonne chose ». Propos appuyés par le jeune Nei Ki Li, chef adjoint du village, « mes enfants sont petits. Et on verra bien ce qu’ils veulent faire. Mais s’ils ont la chance de bien réussir à l’école ils pourront avoir de belles situations en ville ». Un pragmatisme qui étonnera peut être les bénévoles des ONG étrangères qui y verront un remake de notre désertification rurale mais qui ici s’inscrit dans un souhait de développement économique. Mouvement qui s’est d’ailleurs fortement accéléré avec l’arrivée du tourisme de masse dans la région de Luang Prabang.

Publié par : ccfdallaos | 30 avril 2014

Le Mékong : voie vers une spiritualité ?

IMG_7327 Impossible de ne pas parler du Mékong quand on est au Laos : il baigne ou longe en effet ce pays sur quasiment toute sa longueur ! C’est le jeudi 17 avril que nous l’avons rejoint lors du voyage en bus entre le Vietnam et le Laos pour nous rendre à Vientiane où il est déjà de belles dimensions sa largeur dépassant probablement les 500 m, bien qu’en basses eaux. L’origine du mot Mékong viendrait de Mae Khong qui signifie « mère de tous les fleuves ». Selon les pays qu’il traverse, le Mékong peut changer de nom : ‘Lancang’ (fleuve tumultueux) en Chine par exemple.

014 04(le20) VT j4 (37)Long de 4 350 km (de 4 900 km disent certains), ce 10ème fleuve du monde et le 4ème en Asie mérite qu’on lui porte un peu d’attention. Prenant sa source au Tibet à 4 975 m, il s’étale pour la moitié de son cours en Chine qu’il quitte à une altitude de 500 m seulement. Peu navigable en raison de nombreuses chutes ou rapides, il remplit en fait assez peu un rôle de frontière naturelle entre les pays, le Laos ayant en particulier récupéré des provinces au nord et au sud à l’ouest du fleuve lors d’un conflit avec la Thaïlande au cours du 20ème siècle. Il est même plutôt source de conflit malgré la ‘Mekong River Commission’ qui réunit la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam, la Chine et la Birmanie n’y ayant qu’un statut d’observateur. Les sources de conflit concernent :

  • les barrages construits sur le fleuve ou ses principaux affluents : disparition de nombreuses espèces, assèchement du lit et des ports qui entraîne la cessation des liaisons par bateaux
  • la pollution provoquée par les pesticides et l’industrie lourde

IMG_7330Nous quittons les berges du Mékong pour les retrouver plus au nord à Luang Prabang le 27 avril, au confluent de la rivière Nam Khan : la photo est une vraie invitation à aller encore plus au nord ! Patrimoine mondial de l’Unesco, Luang Prabang a encore un parfum de France avec ses joueurs de pétanque et ses maisons sur berges  bien typées ! C’est une ville très attractive qui attire des projets aussi étonnants que la transformation des berges en ‘Riviera’ par des investisseurs sud-coréens ! Le Mékong n’est plus qu’à 200 m d’altitude et il lui reste au moins 1 500 km à parcourir pour arriver à son embouchure !

012 10(le22) (64)Hors de notre voyage car beaucoup plus au nord, le Mékong mérite parfaitement son nom du ‘tumultueux’ à son entrée dans la province du Yunnan (Chine) ! Prise à la frontière du Tibet, la photo est une invitation à aller encore plus au nord, sans doute pour mieux connaître une spiritualité actuellement contestée.

Publié par : ccfdallaos | 30 avril 2014

Carnet de bord : 29 avril 2014

DSC_4431Après une nuit tourmentée par les orages violents au village de Long Lan, où certains ont pris l’eau (car les tuiles en bambou ne joignent pas trop), et un petit déjeuner local (riz et omelette), des paysans nous ont montré 3 modèles du agricoles du village.

Nous sommes passés par le cœur du village, où le chef a pu nous montrer une maison de croyance animiste.

Arrivés au premier modèle, les cochons, parqués tous ensemble, pour éviter les problèmes sanitaires… étaient déjà partis en ballade dans les 21 hectares de forêt leur étant consacrés.

Ensuite, en repassant par le village, nous avons appris que la culture du pavot à opium était interdite depuis 1999, et cela sur tout le territoire du Laos.

DSC_4433Le second modèle découvert, est celui des plantations de caféiers « arabica ». Le café est peu présent au Laos, c’est donc pour les villageois une expérimentation. Ils en tirent déjà certaines conclusions : les pieds sont plantés trop près les uns des autres, l’ombre des autres arbres sur la parcelle est bénéfique en terme de « parasol » pour les caféiers et les feuilles de ceux-ci tombées conservent la fraicheur du sol. La première récolte du café se fait au bout de 4 à 5 ans puis tous les ans jusqu’à 20 à 30 ans.

DSC_4461

 

 

Nous avons continué notre découverte en allant à la forêt des plantes médicinales. Ce troisième modèle, sur une forêt conservée de 47 hectares, permet aux villageois de conserver leurs coutumes et traditions ancestrales, en se soignant par les plantes.

 

DSC_4522

 

 

 

 

Après le déjeuner, nous avons eu un dernier temps d’échanges avec les anciens du village et les étudiants de HEPA, sur leurs connaissances respectives et sur la transmission familiale.

 

 

Nous sommes rentrés vers 17h30 à Luang Prabang, en s’arrêtant sur la route pour quelques dernières photos du Mékong et des achats d’objets artisanaux.

Publié par : ccfdallaos | 30 avril 2014

Carnet de bord de notre interpète TRUNG

Je salue le groupe de la Délégation du CCFD-Terre Solidaire au Vietnam et au Laos avec 12 bénévoles, une salariée organisatrice et tous les lecteurs du blog.

IMG_0367

Je m’appelle NGUYEN CHI Trung, j’ai 38 ans, je fais partie des interprètes pour le groupe d’immergés durant le séjour du 12 avril au 1er mai 2014. J’ai fait des études à Besançon et à Paris, j’ai aussi travaillé en France dans le domaine de l’informatique. Lorsque je suis retourné au Vietnam en 2005, j’ai travaillé une année à SPERI qui est l’un des partenaires du CCFD-Terre Solidaire au Vietnam. C’est la raison pour laquelle SPERI m’a confié le rôle d’interprète accompagnant le groupe tout au long du voyage.

J’aimerai remercier le CCFD-Terre Solidaire, les bénévoles, tous les salariés, les donateurs pour le travail qu’ils font ensemble afin de construire un monde meilleur et plus juste. En accompagnant le groupe d’immersion, j’ai appris beaucoup de choses en matière de développement, d’agro écologie, j’ai eu l’occasion de réviser mon français, c’est très enrichissant mais intensif et je ne sais pas comment les français trouvent l’énergie pour tenir jusqu’à maintenant ! Le jour ils voyagent, ils rencontrent de nombreux partenaires dans des conditions climatiques parfois insupportables, puis le soir tard ils écrivent les comptes rendus ou les articles relatant la journée pour le blog.

Je suis végétarien c’est un choix alimentaire qui économise les ressources de la Terre, de l’eau, de l’énergie. Il y a des rapports qui ont montré que les ressources nécessaires pour nourrir une personne qui mange de la viande peuvent nourrir 25 personnes végétariennes. Donc je contribue aussi à éradiquer la pauvreté et la faim qui est un des enjeux du CCFD-Terre solidaire.

En conclusion, je vous souhaite une bonne continuation, une bonne réussite et au nom des pauvres, je vous remercie pour votre engagement solidaire.

Publié par : ccfdallaos | 30 avril 2014

Carnet de bord : 28 avril 2014

Ce matin départ pour le village de Dông Xa Van, à 17 km de Louang Prabang. Notre guide lao en profite pour nous rappeler l’histoire du Laos. L’unité du Laos est récente. Le pays fut longtemps partagé entre trois petits royaumes au nord, au centre et au sud, sous la domination de son grand voisin de Thaïlande, alors Royaume de Siam. C’est seulement au début du 20ème siècle que le royaume du Laos s’est unifié, au temps du protectorat français, autour de la dynastie du nord, dont la capitale était Louang Prabang. Le changement de régime politique en 1975 à brutalement mis fin à la royauté au Laos.

Nous sommes accueillis par le chef du village M. Houm Phan, son adjoint, le responsable de la sécurité, celui de l’environnement, celui de l’organisation des jeunes, le conseiller du village, la responsable de l’organisation des femmes etc.

La majorité des villageois sont des Khamou, les autres sont des Hmongs. Le village compte 96 familles: 69 familles Khamou, 27 Hmongs, soit 575 habitants.

Après les salutations d’usage le chef du village se lance dans une présentation très détaillée de la situation de son village: description du cheptel, des superficies de cultures, de la répartition entre les éleveurs et les cultivateurs. Il nous présente enfin les bénéfices du projet de Chesh-Lao pour le village. Un des points majeurs concerne la captation de la source d’eau potable et sa distribution dans le village. Grâce au projet démarré en 2010, le captage situé à 6 km du village, alimente un réservoir principal, relié à deux réservoirs secondaires, et permet la desserte de 8 points d’eau à l’intérieur du village, qui eux mêmes alimentent chacun environ 10 familles. D’autres actions ont été menées comme la mise en place de 8 toilettes individuelles, la collecte des eaux usées et la phytoépuration (vous vous souvenez certainement du fameux cycle des bananes découvert à HEPA !).

Une fois la présentation terminée, nous poursuivons avec une déambulation rapide dans le village. Nous découvrons notamment l’école où nous apprenons que faute de moyens, l’accueil des enfants de maternelle n’est plus assuré.

Notre journée est loin d’être finie ! Retour dans la bus, et départ pour Long Lan, le village qui abrite le centre de formation pratique crée par HEPA au Laos, dans le cadre du projet Chesh-Lao. Après avoir quitté la route goudronnée, notre bus s’engage sur une piste en terre qui grimpe en lacet vers le village où nous sommes attendus. Une première découverte nous attend. De vastes étendues de forêts ont disparu pour laisser place à une terre pelée et jaune. Ne subsistent que quelques souches calcinées. Notre ami Chau, le responsable de SPERI, fait stopper le bus. Avec sa fougue habituelle, il tient à nous faire partager sa vision de la situation. Il nous explique alors que la forêt primaire est remplacée petit à petit par des plantations de tecks ou d’hévéas. Nous sommes les témoins impuissants de la déforestation et du développement d’une forme de monoculture aux effets néfastes pour l’agriculture familiale. En effet, les paysans qui se lancent dans la monoculture sont très rapidement victimes de la pression a la baisse exercée sur les prix par les investisseurs de la ville qui possèdent de plus grandes surfaces. Résultat, les petits paysans n’ont plus d’autres solutions que de s’endetter, puis à terme de vendre leurs plantations avant de finir salarié des grands propriétaires. Ce processus se double d’un phénomène d’accaparement des terres, puisque de grandes sociétés chinoises louent des terrains pour planter des tecks ou des hévéas.

Nous sommes un peu sonnés par les explications données par Chau. Nous avons le sentiment au fond que c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer ! Comment résister à ces mécanismes de domination qui prétendent apporter richesse et bien être aux paysans du Laos, mais qui en fait les dépouillent de leurs moyens d’existence ?!

Nous espérons que la rencontre avec les paysans de Long Lan, un des premiers villages à s’être engagé dans le projet Chesh-Lao, nous rassurera sur l’avenir de l’agriculture familiale.

Nous arrivons enfin à Long Lan. Au fond d’une vallée verdoyante, c’est une petite oasis qui s’offre à nous. Nous découvrons le centre de formation. Immédiatement nous y retrouvons la griffe de HEPA: de jolies constructions traditionnelles en bois et en bambou, des plantations en escalier, et bien sur en dessous de chaque point d’eau le fameux cycle des bananes qui permet la filtration des eaux usées.

IMG_0475Nos hôtes nous accordent une repos bien mérité de 30 minutes avant de rencontrer les responsables du village pour un échange sur les projets de développement engagées avec le soutien du partenaire du CCFD-Terre Solidaire.

Nous sommes dans un village composé exclusivement de familles Hmongs, un peuple de paysans montagnards, très attachés à leurs traditions. Le projet Chesh-Lao a été l’opportunité de sauvegarder ces traditions tout en améliorant les conditions de vie des habitants du village. Lors de l’échange avec les responsables du village, en présence des autorités locales, nous découvrons que Long Lan a servi de « laboratoire » à notre partenaire pour élaborer ses modèles d’agro-écologie. Nous comprenons également que le rôle des anciens du village a été primordial, tant pour la mise en place des règles de gestion et de protection de la forêt, que pour le développement d’une agriculture familiale de qualité.

Mais déjà nous devons mettre fin à l’échange car une nouvelle fête du Baci nous attend ! Les participants sont venus en masse de Dông Xa Van et Louang Prabang ! Nous sommes des invités de marque, mais nous découvrirons avec stupeur le lendemain que le Baci ne fait pas partie de croyances des paysans qui nous accueillent dans leur village…

IMG_0430IMG_0438

 

 

 

 

Après le repas, la fête continue avec un spectacle de danse offert par les enfants de l’école en costumes traditionnels. Nous les remercions chaleureusement, ainsi que leurs instituteurs, en leur remettant la tenture préparée par les enfants de l’école du village de Dominique ainsi que des photos des petits écoliers français.

 

 

 

 

Après une nouvelle journée riches en rencontres et en partages, nous partons nous reposer dans le dortoir collectif du centre de formation. La nuit sera agitée pour certains, un gros orage se déclenchant vers 23h00, provoquant des petites gouttières au dessus des dormeurs ! C’est ce qui s’appelle être immergé au propre comme au figuré ! Enfin rassurez vous, nous avons tous survécu, et il y avait même de la bonne humeur au réveil le lendemain matin… Mais ça c’est déjà une autre histoire.

Paul : ce qui me frappe le plus depuis que nous sommes au Laos c’est l’extraordinaire effort de construction de logements, d’équipements et d’infrastructure qui est en cours. Partout où nous passons nous voyons des maisons en construction à côté des maisons traditionnelles en bois. Des stations services sont en train de sortir de terre pour alimenter un parc automobile que l’on devine croissant. Partout des ponts sont en construction, des routes sont tracées ou élargies. Cet effort d’aménagement est en quelque sorte comparable à celui d’un pays comme la France dans les années 50 et 60.

Régis : Vietnam, Laos, ta chaleur m’incommode mais que les gens sont accueillants ! Les traditions sont tenaces mais l’âme de chacun est toujours prête à rejoindre le corps car la croyance est très forte.

Bernadette : ce qui m’a le plus marqué :

  • la pauvreté : au niveau de l’habitat, des outils utilisés par les agriculteurs, des routes ou plutôt des pistes et le nombre important des deux roues au Vietnam ;
  • l’accueil de tous nos partenaires et alliés très chaleureux ;
  • la pollution des villes.

Andrée : Ce qui m’a frappé au Laos peut se résumer en partie par la phrase de Laurence qui dit : « le pays des petites libertés » qui cachent une vie difficile, avec des moyens de vivre très faibles pour beaucoup. Mais aussi ce travail de fourmi qui s’opére doucement et relève ce peuple, malgré tout les obstacles rencontrés. On sent de l’espoir, beaucoup de courage, et une grande sérénité dans le cœur ce ces gens très accueillants.

Christiane : Ce qui me laisse une trace profonde et douce c’est le centre HEPA. Je me sens encore reliée à ce lien, à sa nature généreuse, aux personnes qui le font vivre, tout participe d’une harmonie, le sentiment qu’un monde nouveau prend naissance là, à l’écoute de notre terre pour une Humanité responsable et spirituelle. L e CCFD-Terre Solidaire participe de cet horizon de la conscience en action. L’être humain, lien entre Ciel et Terre au service de l’Homme, de tout l’Homme.

Stéphane : Ce qui est impressionnant c’est la force avec laquelle les acteurs locaux s’investissent dans leurs actions de développement. On peut rapidement se rendre compte que les jeunes, les producteurs et les ONG qui se sont investi au Laos le font avec une conviction profonde. Aucune (ou alors minime) obligation légale, pas encore de problèmes environnementaux majeurs mais un besoin absolu de se diversifier pour s’en sortir. Mais ils ne semblent pas sujets à la pression. En bref, je suis marqué par leur sérénité et leur confiance vis-à-vis des modèles qu’ils développent alors qu’en France on se pose des centaines de questions avant de mettre en œuvre les projets.

Pierre : le sérieux de nos partenaires, leur franchise devant les échecs qu’ils ne cachent pas. L’alphabétisation des femmes : anglais et informatique, on est à la page du progrès. L’église  catholique à Hanoi ou à Ventiane ne connait pas nos partenaires. Ceux que nous rencontrons vivent des valeurs, pierres d’attente de l’évangile ?

Joël : Chaque fois que je nous quittons des gens qui bénéficient d’un projet de développement, je perçois un grand moment d’émotion :

  • ils nous disent merci du fond du cœur
  • ils nous assurent qu’ils vont continuer et qu’ils sont motivés ex : les jeunes en formation à HEPA, les agriculteurs forestiers de HEPA, les producteur de thé de Phonsavanh, l’accueil du village de Ban Nhiot Pimy et la cérémonie du Baci.

Ce contact direct entre les acteurs d’un projet de développement me donne confiance dans l’action du partenaire et dans le soutien du CCFD-Terre Solidaire, auquel je suis fier de contribuer.

Dominique : le plus frappant pour moi lors de ces premiers jours au Vietnam et au Laos :

  • la rencontre avec ces personnes courageuses, motivées, enthousiastes, instigatricent de projets qui permettent à des jeunes de faire des études, d’apprendre leur métier, de prendre leur vie en main et de s’en sortir.
  • la tristesse du regard des enfants dans les campagnes
  • l’évolution galopante du pays où l’on peut encore aujourd’hui découvrir tout le Laos d’hier et imaginer sans difficulté celui de demain.

Marie-Jo : Ce qui m’a le plus frappée depuis le début de notre séjour en Asie du Sud-Est : la circulation assez anarchique à Hanoi avec des nuées de scooters et peu de voitures ; la beauté de la forêt tropicale à HEPA et ses fruits aussi variés que surprenants ; la belle implication de tous les partenaires rencontrés pour une vie meilleure.

Basile : les paysages, la culture, les habitants, la chaleur, l’alimentation, le rythme de vie … sont les choses qui m’ont le plus marqué au Vietnam. Par la suite, l’ouverture, le sens de l’accueil et la gentillesse de nos hôtes a été remarquables.

Denis : depuis 10 jours, ce qui m’a le plus frappé : dans une société marquée par la prédominance masculine j’ai été frappé par le rôle que les femmes ont pris dans la société civile notamment. C’est d’abord SPERI où de très jeunes femmes ont des responsabilités importantes. C’est  Mme Noy dans ses actions auprès des femmes des ethnies minoritaires. C’est la femme de l’agriculteur de HEPA, tellement épanouie dans sa forêt et tellement heureuse de nous donner des explications. Avec ses partenaires, le CCFD-Terre Solidaire sème bien !

Delphine : depuis 10 jours, nous rencontrons des femmes et des hommes enthousiastes, dynamiques, volontaires, et qui ont une réelle envie de faire bouger les choses. Chacune, chacun a à cœur de permettre à d’autres d’œuvrer pour leur propre développement. De Chau aux jeunes cadres de Hepa, de Mgr Khamsé aux religieuses, de Sisaliao à Boa … ce qui me reste de ces 10  premiers jours, ce sont ces visages illuminés par une foi intérieure qui nous parlent de leurs actions, de leurs croyance en l’Homme, de leurs réussites, de leurs échecs et de leurs espoirs. Chacune de ces personnes incarne pour moi un autre futur possible ici au Vietnam et au Laos mais aussi chez nous en Auvergne Limousin. Des ponts se tissent tout doucement …  à nous de savoir les saisir pour réaliser un tissage de qualité !

 

Publié par : ccfdallaos | 28 avril 2014

Visite du centre historique – 27 avril 2014 – Luang Prabang

 

Visite de l’ancien palais royal:

SAM_3935Après un court trajet en bus puis à pied, nous atteignons l’ancien palais royal. Notre guide nous donne quelques indications : Le nom de la ville vient de Luang (royal) et de Prabang (rappelant une statue de Bouddha offerte par un souverain khmer au roi Visoun). Ce palais fut reconstruit par l’autorité française en 1904. Ce fut la résidence du roi Sisavang Vong (1904- 1959), dont la statue corpulente se dresse au bout d’une allée latérale. Luang Prabang a donc eu à cette époque un rôle de capitale au même titre que Vientiane.

Nous entrons alors dans le bâtiment principal où nous découvrons une succession de salles et de couloirs :

  • La salle du protocole où on lisait la parole de Bouddha,
  • A gauche une salle dont les murs sont ornés de fresques d’Alix de Fautereau (1930) représentant des scènes de la vie laotienne. On y trouve aussi 2 tableaux dorés dont l’un évoque la rivalité de 2 princes pour le pouvoir royal, puis les bustes des 3 derniers rois ayant régné.
  • Un couloir avec des gongs d’eau (qui étaient plongés dans l’eau pour plus de résonance) et des statues de  sauvées des pillages effectués par les bandits chinois du pavillon noir (1887),
  • La salle du trône, d’un rouge profond, rehaussée de moulures dorées et mosaïques en verre japonais colorés, avec en particulier une représentation des fêtes données pour la réunification du Laos par le roi Pha Ngum (1353),
  • Les appartements de la famille royale résolument sobres, avec quelques pièces conservées après le départ du roi :

o    La bibliothèque contient des stèles de pierre gravées en ancienne langue laotienne et qui fixaient des limites de propriété.

o   La chambre de la reine contient un tableau de portraits du roi, de la reine et de leurs 5 enfants.

o   La chambre des enfants contient des instruments de musique (gongs, xylophones,…) et des masques de danses traditionnelles lao Phrolak Phralam.

o   La salle à manger et la salle à thé contiennent de nombreuses porcelaines de Sèvres mais aussi de Limoges, d’après nos amis limougeauds. Mais ils sont déçus car les indications officielles n’indiquent que celles de Sèvres.

o   Dans un couloir nous pouvons consulter le mémorial de l’UNESCO pour l’inscription de la ville au patrimoine mondial.

o   Dans la salle des cadeaux, on trouve notamment un trophée américain avec des pierres de lune recueillies pendant la mission Apollo 11 et une maquette du LEM (Lunar Experimental Module) qui s’y est posé.

Nous effectuons ensuite une courte visite du garage du roi où sont exposées des véhicules de prestige américains (Lincoln Continental, Edsel) mais aussi une Citroën DS (ou ID ?). Dans la cour, nous voyons un char utilisé pour la procession de la statue de Bouddha du nouvel an.

Le Pha Bang étant fermé, nous n’avons pas pu admirer la célèbre statue du Bouddha d’or. La visite est alors terminée.

Trajet vers Vat Xieng Thong :

Nous suivons notre guide par des rues jalonnées de maisons coloniales, de cafés en terrasse et de boutiques, avec notamment des boulangeries.

Puis une venelle nous permet de découvrir la restauration engagée avec les fonds de l’Agence Française de Développement (AFD) d’un musée ethnique, avec une des dernières grandes maisons traditionnelles sur pilotis de Luang Prabang.

SAM_3931Nous longeons alors les rives majestueuses du Mékong avant d’arriver au Vat Xieng Thong par une série de ruelles et de temples.

Visite de Vat Xieng Thong :

Ce monastère s’organise autour d’un temple de 1560 en forme « d’une poule qui protègerait ses poussins ». Une mosaïque de l’ « arbre de vie » orne sa façade ouest. Autour de ce temple se dressent des petites chapelles dont l’une d’elles héberge un Bouddha couché qui a été présenté à l’exposition universelle à Paris en 1931. De nombreux fidèles viennent faire des offrandes au Bouddha et prendre de l’eau considérée comme consacrée.

La chaleur et la fatigue ont raison de notre curiosité. Nous prenons un touk touk pour rentrer à l’hôtel, ravis de cette visite.

 

Publié par : ccfdallaos | 28 avril 2014

Carnet de bord : 27 AVRIL 2014

Lever matinal aujourd’hui, entre 5h00 et 5h30. Petit déjeuner à 6h00. Rendez-vous est pris avec les religieuses qui doivent nous conduire à la « résidence » de l’administrateur apostolique du diocèse de Louang Prabang pour assister à la messe du jour.

Départ à 6h45 et après à peine un quart d’heure de route nous voici arrivés dans une simple Guest House (une sorte d’hôtel). Une petite foule attend devant la maison. Des sœurs nous accueillent: il s’agit des Sœurs de la charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret. Elles nous apprennent que la petite centaine de fidèles présente est composée en majorité de travailleurs vietnamiens immigrés.

Apparaît Mgr Tito. La messe va pouvoir commencer dans la salle de réunion de l’hôtel. Ici, pas d’évêché, pas d’église, Mgr Tito est un simple voyageur qui partage la condition des migrants. Ici l’Église est encore plus fragile qu’à Vientiane. Un prêtre laotien, ordonné il y a trois ans concélèbre la messe, ainsi que notre ami Pierre. Régis complète le trio près de l’autel improvisé. Un grand cierge de Pâques est allumé. Une petite chorale composée des sœurs et de jeunes femmes entonne les chants en lao.

Devant une assemblée recueillie, le Père Tito célèbre la messe en lao. Les lectures seront faites également en vietnamien, l’Évangile sera lu également en français par notre ami Régis. À travers cette célébration, nous mesurons combien il est difficile et courageux d’être chrétien en terre lao, mais nous comprenons aussi que l’espérance continue à habiter les témoins de l’Évangile.

IMG_0195

 

La rencontre suivante nous le confirme ! Sous la conduite des sœurs nous découvrons le Centre d’éducation pour handicapés de Loaung Prabang qu’elles animent. Nous sommes bouleversés et émus  par la rencontre avec un groupe d’enfants et d’ados sourds et malentendants.

 

IMG_0215On les sent heureux et épanouis, sous le regard bienveillant de Sœur Marie-Catherine et de Sœur Jean-Bernard. Un jeune volontaire des Missions Étrangères de Paris est également présent, ainsi que les institutrices qui assurent la surveillance des enfants le weekend. Les enfants dansent, ils sont heureux d’être pris en photo, nous jouons avec eux quelques minutes. Un moment de grâce !

La suite de notre journée est plus classique ! Halte dans les bureaux de notre partenaire Cheslow pour une présentation très institutionnelle du programme d’action de l’organisation. Soixante huit diapos en lao, commentées difficilement par nos nouveaux interprètes, spécialistes de l’histoire et de la culture lao ! Moment un peu irréel après les rencontres du début de la matinée…

Après le déjeuner, visite du musée consacré à la famille royale laotienne, puis déambulation dans les rues de la ville sous un soleil de plomb ! Drôle d’idée de faire du tourisme à cette heure de la journée !

De retour à l’hôtel en Touc Touc « climatisés » naturellement, un repos bien mérité nous attend. La journée s’achève avec un repas partagé avec Mgr Tito, puis une visite du marché de nuit. Mais chut, on ne vous en dira pas plus, car de belles surprises se préparent…

Publié par : ccfdallaos | 28 avril 2014

Visite de l’école ethnique de Phonsavanh

C’est un responsable du front national de la province de Xhingkouang qui nous conduit, vendredi matin vers un bâtiment flambant neuf à la périphérie de la ville. Il s’agit de l’école ethnique de la province qui a été ouverte en octobre 2013.

Le directeur nous y accueille entouré d’enseignants tous très jeunes. Il n’y avait pas d’internat dans la province jusque-là, pour des raisons de manque d’argent.

DSC_3803DSC_3799Une demande de subvention avait été faite il y a dix ans auprès de pays amis, d’entreprises et à l’étranger. En 2012 le gouvernement Vietnamien a accordé 63 millions de dongs. Le gouvernement du Laos a participé à hauteur de de 4 milliards de kips. La construction a duré de mai 2012 à septembre 2013. Sur une étendue de 2,9 ha, il y a 7 bâtiments pour l’étude, la pratique, l’administration, les ateliers, la cuisine, l’internat et un bâtiment multifonctionnel. En octobre 2013, 330 élèves, dont 131 filles, tous internes, ont été accueillis dans des locaux vastes et clairs. Ce sont des jeunes pauvres, certains orphelins ou venant des 6 minorités ethniques de la région. Le nombre des enseignants est de 24 dont 17 femmes et leur niveau va du BTS au master. Les classes vont de la 6e à la terminale. Le programme d’enseignement est conforme à celui du ministère de l’éducation et des sports et comporte des cours de mathématiques, physique, chimie, biologie, informatique, anglais, vietnamien, littérature. Les jeunes ont 3 heures d’éducation politique par semaine. Il existe un plan d’enseignement professionnel mais le matériel nécessaire et les enseignants manquent encore. Des activités extrascolaires sont proposée aux élèves comme le jardinage, le sport, les activités culturelles, avec l’objectif de les maintenir en bonne santé et de les habituer à l’éloignement de leur famille.

Les avantages de l’établissement sont sa situation au centre de la province, sa proximité avec le marché, l’hôpital, les administrations. De nombreux fonctionnaires apportent leur aide.

Les difficultés sont le manque de moyens financiers pour le travail administratif, pour acheter des médicaments, l’absence d’assistance sanitaire des élèves. Le gouvernement verse 200 000 kips par élève et par mois pour la nourriture, et c’est insuffisant, en raison de l’augmentation des prix. Les familles sont pauvres et certaines ont des difficultés à payer l’uniforme, les fournitures scolaires et les objets nécessaires à la vie quotidienne. L’administration ne dispose pas d’une voiture et la bibliothèque de l’établissement n’a pas de livres.

Pour terminer sa présentation, le directeur nous demande de lui faire des propositions et des suggestions pour l’aider à faire face à ces difficultés. C’est alors que Paul le remercie, en notre nom, pour son accueil et lui fait une courte présentation du CCFD-Terre Solidaire. Andrée, elle, explique la raison de notre voyage au Vietnam et au Laos. Suivent des questions sur les critères de choix des élèves, les demandes étant plus nombreuse que les places. C’est le chef du village ou celui du district qui désigne les élèves qui bénéficieront de l’enseignement. Ce dernier est intense, avec 7 heures de cours par jour, auxquelles il faut ajouter deux heures matinales de jardinage et deux heures d’étude en soirée. Les élèves peuvent retourner chez eux pour le week-end, dès le vendredi après-midi et ont une semaine de vacances entre les deux semestres et une autre à l’occasion du nouvel an laotien.

L’objectif de la formation est que les jeunes puissent acquérir un travail. Deux d’entre eux ont une bourse du gouvernement pour rentrer à l’université cette année.

 

La rencontre se termine par une visite des locaux ou nous pouvons admirer, en particulier, une salle informatique avec une quarantaine d’ordinateurs et un laboratoire de langues de 36 postes. En revanche, le laboratoire de sciences physiques et de biologie a très peu de matériel. Nous pouvons aussi admirer le jardin réalisé par les élèves.

Cette visite nous laisse sur quelques questions concernant l’avenir de ces jeunes venus de familles pauvres en milieu rural, recevant un enseignement général avec lequel ils risquent d’avoir des difficultés à trouver du travail.

IMG_6879En prolongement de la visite à Mgr Khammès Vithavong, l’archevêque a reçu une tenture décorée représentant les 10 églises ou chapelles qui constituent la paroisse de l’Assomption d’Aixe s/Vienne (diocèse de Limoges). Fruit du travail de l’équipe pastorale, la composition en couleur illustre de fort belle manière, et en couleur, l’architecture de chaque monument. L’archevêque a été très ému de ce beau témoignage, de « ce lien du cœur qui continue à battre ».

Peu de temps après, nous avons rencontré les Sœurs de la Charité établies à Vientiane depuis 1999. Elles nous ont exposé les actions que les trois sœurs (2 de Philippines et 1 de Thaïlande) menaient sur le diocèse, et plus particulièrement auprès des minorités ethniques des montagnes.

014 04(le06) (3)    JP IIPrincipalement destinées aux jeunes (garçons et filles), les formations cherchent à leur donner des repères d’information et d’éducation pour que leur dignité soit respectée dans la vie courante, surtout quand les plus grands partent en Thaïlande pour chercher du travail. Le plus souvent sans protection sociale et sanitaire (   ), ces derniers peuvent être sujets à des trafics de personnes. Les sœurs leur apportent aussi des compléments alimentaires car ils viennent souvent de familles très pauvres. 300 jeunes, de l’école maternelle au lycée, bénéficient de cet accompagnement. L’éducation insiste aussi sur la nécessité d’un vivre ensemble.

IMG_6883Les sœurs ont également une action auprès des catéchistes laïcs qu’elles forment, et des personnes âgées.

A signaler que, si les actions sur le diocèse concernent les catholiques, tous les jeunes sont pris en compte dans les montagnes où elles se rendent toutes les semaines, de quelque origine qu’ils viennent.

014 04(le06) (5)    JP II

 

Une tenture du diocèse de Limoges leur a également été remise de la part de la paroisse Jean-Paul II de Limoges où un dessinateur en porcelaine a réalisé une très belle œuvre représentant les trois clochers de la paroisse. L’émotion s’est accrue quand il leur a été donné un sachet de bonbons que les jeunes de l’éveil à la foi de St Jeanne d’Arc avaient mis de côté dans un esprit de partage vis-à-vis des jeunes laotiens de leur âge !

« Newer Posts - Older Posts »

Catégories